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CULTES & LÉGENDES

HARRY POTTER DEVIENT-IL VERT ?


sites Internet :
www.novethic.fr/
novethic/site/article/
index.jsp?id=95407


http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/
frontoffice/2006/04/document.xsp
?id=bbf-2006-04-0029-004/
2006/04/fam-dossier/dossier&statut
Maitre=non&statutFils=non


www.greenpeace.org/raw/content/
france/press/reports/nouveau-
harry-potter-sortie.pdf


Harry Potter, vert?
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intro : depuis sa première apparition en 1997, Harry Potter est devenu le plus grand phénomène dans l'histoire de l'édition moderne "le phénomène Harry Potter". Comme d'habitude, la critique va souvent de pair avec le succès…

considérations environnementales : mise à part la controverse sur la valeur intrinsèque des livres de Potter (Est-ce bien pour les enfants ? Est-ce que cela incite les jeunes à lire ? etc.), le succès de Harry Potter a aussi soulevé des préoccupations environnementales.

En 2003, le Guardian a estimé que près de 110 000 arbres avaient été utilisés pour acheminer le dernier livre de Harry Potter à ses fans à travers le monde. Pour contrer ces critiques, Penny Edwards, qui dirige la maison d'édition britannique Bloomsbury, a tenu à faire savoir que le papier utilisé pour l'impression des livres de Potter provenait de forêts gérées durablement. Dans le même état d'esprit, Raincoast Books a imprimé l'édition canadienne (935 000 exemplaires) sur du papier recyclé, exempt de chlore et issu de forêts certifiées durables.

édition 'durable' : Bloomsbury participe à l’initiative de Greenpeace pour s'assurer que tout le bois destiné aux produits de l’édition est issu de forêts bien gérées. De l'autre côté de l'Atlantique, 35 éditeurs canadiens et 20 éditeurs étasuniens se sont engagés formellement à utiliser du papier recyclé ou écologique. Pourtant, de tout le papier utilisé par l’industrie papetière et par le secteur de l'imprimerie, moins de 5 % seulement contient des fibres recyclées. Certes, depuis 1988, les éditeurs ont énormément augmenté le nombre d’ouvrages à contenu écologique, mais ils ont encore un long chemin à faire pour améliorer leurs propres comportements sur le plan du développement durable.

e-commerce : en février 2001, l'Observateur de l'OCDE a publié un article sur le commerce électronique et sur son impact environnemental, en se référant aux ventes de Harry Potter sur le site amazon.com. « A première vue, le commerce électronique est une aubaine pour les consommateurs comme pour l’environnement. Les premiers pensent bénéficier de prix plus avantageux et de meilleures conditions d’achat. Quant aux environnementalistes, ils estiment qu’aller moins souvent au centre commercial réduit d’autant les coûts directement ou indirectement liés aux déplacements. Mais qu’en est-il au juste ? ».
  • Prenons le cas de l’énergie : en 1998, la consommation d’électricité estimée pour faire fonctionner les routeurs, les commutateurs et les ordinateurs du réseau Internet représente entre 1 % et 8 % (chiffre impressionnant !) de la consommation totale d’énergie aux Etats-Unis.

  • En juillet 2000, le premier détaillant en ligne du marché, Amazon.com, signe un partenariat avec une entreprise de messagerie express internationale, FedEx, pour livrer aux lecteurs américains plus de 250 000 exemplaires de ‘Harry Potter et le Gobelet de Feu’. Pour montrer leur prouesse en matière d'acheminement, Amazon.com annonce que toutes les pré-commandes du livre seront honorées dès samedi par FedEx, donc distribuées auprès des clients quelques heures seulement après l’embargo décrété par l’éditeur à vendredi minuit.

  • La plupart des colis ont été expédiés dans des emballages individuels, sans souci de regroupement des commandes. Pour l’acheminement, on a utilisé une combinaison de transport aérien et terrestre, soit une flotte de 100 avions et de 9 000 camions. Par tonne-kilomètre, le transport aérien coûte trois fois plus et gaspille cinq fois plus de carburant que le camion. Les transports ferroviaire et maritime sont moins chers et moins polluants, mais visiblement inappropriés pour des livraisons express dont se vantent Amazon.com et FedEx.
faites votre choix : l’article de l’Observateur de l’OCDE conclut : « Tandis que le phénomène Harry Potter n’est pas le principal responsable du changement climatique, l’impact réel des systèmes de commerce électronique est encore mal connu et les consommateurs ne semblent pas conscients des choix auxquels ils sont confrontés. […] Pourtant, les choix personnels des consommateurs et de certains opérateurs émergents peuvent devenir plus ‘verts’, sans que cela se traduise par le sacrifice des commodités et du service à destination de la clientèle. Offrir au client le choix du jour et de l’heure auxquels il souhaite recevoir les colis qu’il a commandés, permet de rationaliser les itinéraires de livraison, de limiter les déplacements du transporteur local et, en définitive, de protéger l’environnement. »

Conclusion : achetez un livre mais essayez d’avoir recours aux éditeurs qui soutiennent le développement durable. Et n’oubliez pas : vous pouvez aussi contribuer à la réduction des impacts environnementaux en partageant votre livre préféré avec un ami !
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