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KILOMETRES ALIMENTAIRES / INTRO

source : www.sustainweb.org
www.leopold.iastate.edu
pour en savoir plus : www.observ.be/v2/fr /denkers.php?ID=196& LEVEL=2;dedo=DE
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Les aliments parcourent parfois des milliers de kilomètres avant de se retrouver dans l’assiette du consommateur, ce qui engendre un excès de ‘kilomètres alimentaires’ ayant un impact écologique négatif par la pollution, le bruit et la consommation de carburant… - le kilomètre alimentaire représente la distance que parcourent les aliments depuis leur lieu d’origine jusqu’à leur achat par le consommateur ou l’utilisateur final ;
- dans les pays industrialisés, la distance parcourue par les aliments pour arriver jusqu’au consommateur s’allonge. Le commerce agro-alimentaire international se développe plus rapidement que la population ou la production alimentaire. Entre 1968 et 1998, la production alimentaire mondiale a augmenté de 84%, et la population de 91%, alors que le commerce agro-alimentaire a connu une croissance de 184% ;
- selon des statistiques nationales de 1969, la moyenne des kilomètres alimentaires parcourus aux Etats-Unis s’élevait à 2 166 km (1346 miles). Selon une étude de 1980 sur les besoins en transport et en carburant, la distance moyenne parcourue par les aliments frais est de 2 414 km (1500 miles). En 2001 une proportion croissante de l’alimentation américaine provenait de l’étranger. Le repas standard du consommateur américain comprend des ingrédients originaires d’au moins 5 pays étrangers ;
- les kilomètres alimentaires se calculent en multipliant la distance parcourue par le volume des aliments acheminés. Plus cette distance est grande, plus l'impact est lourd sur notre environnement – et tout ceci au nom d'aliments plus variés pour la population d’un pays ;
- une étude de 2005 du Defra (Departement for Environment Food and Rural Affairs) a calculé les rejets de CO2 pour quelques produits importés par avion : 1kg d’ananas du Ghana équivaut à 5kg de CO2 rejeté, 1kg de carottes d’Afrique du Sud : 5,5kg et 1kg de laitue de Californie : 5kg. En comparaison, le même volume d’ananas importé par bateau engendre environ 50g de CO2 ;
- le transport des aliments sur des kilomètres nécessite parfois le recours aux additifs et aux emballages superflus et peut entamer leur fraîcheur et leur valeur nutritionnelle. Les politiques locales concernant l’alimentation doivent prendre en compte ces facteurs. Elles doivent aussi promouvoir la culture, la production et la consommation de fruits et de légumes cultivés localement ;
- un grand nombre d’aliments sont cultivables et commercialisables à l’échelle locale. Cependant, des denrées telles que le café, le thé ou la banane, ne peuvent être cultivées que dans des zones géographiques bien spécifiques. Ces cultures ne peuvent contribuer à re-diversifier des économies locales que si la commercialisation des récoltes tient compte du principe du ‘kilométrage équitable’, à l’instar du Commerce équitable. Ce concept vise à établir une relation entre consommateur et producteur de manière à ce que le produit soit vendu à un prix qui assure au cultivateur ses moyens d’existence. Le kilométrage équitable, par contre, fait en sorte que le prix payé par le consommateur couvre les coûts d’un type de production respectueux de l’environnement et soucieux des distances parcourues.
Un consommateur bien informé est en mesure, lors de ses achats, de faire des choix perspicaces. - pour le consommateur, l’un des principes de base de la consommation durable est de pouvoir choisir non seulement en fonction du prix, mais aussi en fonction de l’impact écologique qu’engendrent la transformation et la distribution du produit,
- il est donc important de savoir quelle est l’origine des produits et de maîtriser leur traçabilité dans l’agroalimentaire.
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