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DISTRIBUTION AGROALIMENTAIRE / COÛTS ENVIRONNEMENTAUX

source : www.carolinelucasmep.org.uk/ publications/greatfoodswap.html
www.newmediaexplorer.org /sepp/2005/07/07/agribusiness_ farming_subsidies_destroy_food_ security.htm
pour en savoir plus : www.observ.be/v2/fr /denkers.php?ID=196&LEVEL=2 ;dedo=DE
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Le transport des aliments par camion – ou, pire encore, par avion – contribue à polluer, congestionner et modifier le climat... - les coûts externes environnementaux de la distribution des produits alimentaires (le transport) comprennent à la fois la pollution de l'air, la perte de la biodiversité et les équipements dont les routes, les impacts environnementaux liés à l'extraction du pétrole, les ressources exploitées pour les transports aériens, maritimes et ferroviaires, sans oublier la fabrication des automobiles. De même, l'agriculture intensive et les systèmes de traitement (conservation) des aliments absorbent des ressources, produisent des déchets solides et liquides et polluent l'air - ce qui peut entraîner des impacts négatifs sur l'écologie et la santé humaine ;
- le changement climatique, qui est peut-être la plus grande menace pour le développement durable, provient de l'émission des gaz à effet de serre, notamment le C02 à partir de la combustion d'énergies fossiles ;
- le transport de denrées par avion – qui utilise presque 40 fois plus d'énergie que le fret maritime – est devenu courant dans le commerce mondial. Mais le carburant peu cher peut aussi porter préjudice à l'activité des fournisseurs locaux avec une concurrence internationale. La Grande-Bretagne, par exemple, consomme aujourd'hui plus de pommes françaises que de sa propre production locale. Les Britanniques qui ont détruit la moitié de leurs vergers depuis les années 50 importent maintenant des pommes d'Europe, de Nouvelle-Zélande, d'Afrique du Sud, du Chili et des Etats-Unis ;
- il est révélateur de comparer les émissions de C02 d'un seul produit : distribuer 1 kg de pommes de Nouvelle-Zélande à un consommateur du Royaume-Uni, équivaut à 1 kg de C02 émis ; alors que distribuer des pommes locales avec un mécanisme de vente de paniers de fruits et légumes à domicile réduirait les émissions à 50g de CO2.
Parmi les coûts environnementaux extérieurs de la distribution, il faut également tenir compte de la propagation des maladies... - l'épidémie de fièvre aphteuse qui a paralysé la Grande-Bretagne et une partie des campagnes européennes en 2001/2002 (presque toutes les régions ont été touchées) a montré l’importance du problème du transport des animaux à destination des abattoirs comme des exigences des supermarchés. Le commerce international de viande et de bétail pouvant propager la maladie, certains pays se sont protégés en surveillant et en réglementant leurs importations. La France a tenté de la circonscrire en demandant le gel de tous les déplacements d'animaux ;
- les exportations de viande et de produits laitiers rapportent au Royaume-Uni près de 760 millions US$ (env. 630 millions £) par an. Toutefois, si l'on calcule les pertes consécutives à la maladie de la fièvre aphteuse pour le tourisme, les dédommagements du gouvernement ont été de 10,8 milliards US$ (env. 9 milliards £).
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