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APPROVISIONNEMENT ALIMENTAIRE / ENERGIE

source : www.gnn.tv/headlines/1913/ Why_Our_Food_is_So_Dependent _on_Oil
pour en savoir plus : www.observ.be/v2 /fr/denkers.php?ID=196&LEVEL=2 ;dedo=DE
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Un indicateur de la 'non-durabilité' des dégâts provoqués par le système alimentaire actuel est le ratio entre l’énergie fournie par un aliment – les composants énergétiques d’un produit alimentaire (calories) – et celle nécessaire à sa production… - cette dernière représente toute l’énergie consommée pour la production, l’élaboration et la distribution d’un produit. Le ratio énergétique (énergie fournie/énergie nécessaire) en agriculture a baissé de 100, pour les sociétés traditionnelles pré-industrielles, à moins de 1 dans la plupart des cas du système alimentaire actuel. De même manière, la quantité d’énergie nécessaire à la production d’un aliment, principalement issue des combustibles fossiles, a constamment augmenté ;
- la consommation énergétique des transports est également considérable et si on l’incluait dans le ratio, cela ne ferait qu’accélérer sa chute. Par exemple, quand une laitue Iceberg est importée des Etats-Unis en Grande-Bretagne par avion, le ratio énergétique est seulement de 0,00786. C'est-à-dire que 127 calories d’énergie (le kérosène) sont nécessaires afin de transporter 1 calorie de laitue de l’autre côté de l’Atlantique. Si l’énergie consommée durant la culture de la laitue, son conditionnement, sa réfrigération, sa distribution en Grande-Bretagne et le déplacement en voiture nécessaire à son achat était comptabilisée, la quantité d’énergie nécessaire serait bien plus importante. De même façon, 97 calories de transport sont nécessaires pour l’importation d’1 calorie d’asperge par avion du Chili et 66 unités d’énergie sont consommées lorsque 1 unité énergétique de carotte est importée d’Afrique du Sud ;
- en Grande-Bretagne, la chaîne d’approvisionnement alimentaire est la plus grande consommatrice d’énergie. Un aliment voyage beaucoup plus que n’importe quelle autre marchandise – 129 km comparés au trajet moyen de tout autre produit qui est de 94 km. La production et la distribution alimentaire contribuent à hauteur de 22% aux émissions de gaz à effet de serre du pays.
L’agriculture biologique est plus efficace d’un point de vue énergétique lorsqu’elle est consommée dans le périmètre de la ferme que lorsqu’elle se mondialise… - une étude comparative entre les méthodes biologique et conventionnelle d’élevage, d'agriculture et autres systèmes arables en Grande-Bretagne, a démontré que, sur une surface moyenne, l ‘économie d’énergie des productions/exploitations biologiques va de 0,14 MJ/kg à 1,79 MJ/kg (la moyenne étant de 0,68 MJ/kg soit 42%). L'efficacité énergétique du système biologique est largement due à l'interdiction d'utiliser des engrais et pesticides chimiques. Ces derniers représentent en moyenne 50% de l’énergie nécessaire à la production d’une pomme de terre traditionnelle ou de blé d’hiver et jusqu’à 80% de certaines cultures ; (1)
- dans l'élevage traditionnel de bétail, l’énergie utilisée est encore une fois indirecte, elle apparaît sous la forme de fourrage concentré et de céréales. Avec l’agriculture biologique, une grande partie des fourrages nécessaires au bétail laitier, bœufs et moutons provient du foin. Dans le cas de la production laitière, on a trouvé que l’agriculture biologique est presque 5 fois plus efficace en énergie nécessaire par animal et 3,5 fois plus efficace en termes de coût énergétique ;
- mais tout n'est pas si simple. Les Britanniques importent plus de 3/4 de leurs produits bio, et en dépit de la demande des consommateurs, seulement 2% des terres sont consacrées à l’agriculture biologique. Le marché en progression a fait face à cette demande en augmentant les importations. Une étude locale sur la consommation d’énergie et les émissions de CO2 issues des importations par avion d’aliments, a démontré que les émissions de CO2 vont de 1,6 kg à 10,7 kg. Le transport aérien de la nourriture est la pire des solutions sur le plan environnemental, mais le transport routier, surtout les trajets inutiles sont également très nuisibles. Par exemple, 5kg de pommes de terre siciliennes voyageant sur près de 4 000 km émettent 771 grammes de CO2.
(1) Une mesure de l’efficacité énergétique de la production agro-alimentaire permettant une comparaison entre différentes pratiques agricoles est l’énergie consommée par unité délivrée, souvent exprimée comme l’énergie consommée par tonne d’aliments produite (Mj/tonne) ou l’énergie consommée par kilogramme de nourriture (Mj/kg).
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