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SANS ABRI ET SANS SANTÉ

source : www.nationalhomeless.org/
www.euro.who.int/ HEN/Syntheses/ homeless/20050124_10
www.euro.who.int/Document/ RC51/edoc8.pdf
pour en savoir plus : www.euro.who.int/ HEN/Syntheses/ homeless/20050124_10? language=French
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Etre sans-abri peut être la source ou la conséquence de graves problèmes de santé… - parmi les maladies étroitement liées à la perte de domicile et à la pauvreté, on peut mentionner la tuberculose, le SIDA, la malnutrition, les problèmes dentaires;
- des problèmes tels que l’alcoolisme, les troubles d’ordre psychologique ou les handicaps physiques sont souvent des circonstances aggravantes pour les sans-abris, puisque les malades n’ont ni endroit ni argent pour règler ces problèmes ;
- les personnes sans abri sont plus vulnérables aux gelures et aux infections et plus souvent victimes de violences (très souvent d’abus sexuels), même dans des abris collectifs ;
Depuis la fin des années 1980, l’on a aussi constaté une corrélation entre la misère et l’incapacité grandissante des Etats à fournir, à l’égard de la majorité de leurs citoyens, les conditions minimales pour accéder au marché… - dans les pays en développement, les couvertures sociales arrivent de moins en moins à protéger les secteurs le plus vulnérables de la société ;
- chaque année, des millions de sans-abris de par le monde ont sérieusement besoin de soins médicaux, mais la plupart d’entre eux ont ni assurance maladie, ni argent pour les payer. Pour eux, accéder à un suivi médical représente un énorme défi ;
- des enquêtes transversales menées aux Etats-Unis auprès des populations urbaines de sans-abris montrent qu’ils sont entre 41% et 81% à ne pas disposer d’assurance maladie. Ce chiffre est inférieur pour les familles sans logement. Toutefois, 26% des familles sans-abri – contre
2% des familles avec domicile – ne sont pas assurées. La mortalité prématurée est plus élevée auprès des populations sans logement…- en Europe, les cas de suicide parmi les sans-abris sont de 35 fois supérieures à celle de la moyenne, d’après les chiffres officiels, et les tentatives de suicide seraient aussi courantes, notamment chez les plus jeunes des sans-abris ;
- selon une étude menée au Royaume-Uni le taux de mortalité de ceux qui vivent dans des conditions précaires (sur les plans économiques, sociaux et sanitaires) et qui dépendent de la sécurité sociale et d’un hébergement sous la forme de bed and breakfast, est 5 fois plus élevé que le taux de ceux qui disposent d’un logement ;
- une étude menée durant 10 ans au Danemark auprès d’une cohorte de sans-abri, fait apparaître que les taux de mortalité sont de 2,8% pour les hommes, 5,6% pour les femmes, au cours des dix années. Pour les causes, parmi ces décès, pour l'ensemble des sexes : 6% par suicide, 2,6% par mort naturelle, 14,6% par blessures involontaires et 62,9% pour motif inconnu ;
- la mortalité prématurée se vérifie grâce à une étude menée en Allemagne qui a examiné les résultats des autopsies de 388 sans-abris. L’espérance de vie moyenne était
de 44,5 ans et la mort due principalement à des causes non naturelles (62,6% dues à des intoxications) ; les infections étaient la plus courante des morts naturelles (16,8%).
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