
| | entreprise : vers la terre pays : France produit : lombricomposteur domestique distribution : pays francophones |
contexte : les déchets organiques représentent près de 50 % du poids de nos poubelles. Rarement valorisés, notamment dans les communes urbaines, ils finissent le plus souvent en décharge ou en incinérateurs. Dérobés à la terre qui en a tant besoin, ils contribuent ainsi à la pollution de l’air et de l’eau. Pour un ménage, il est difficile de transformer ses déchets en compost si l’on ne dispose pas d’un jardin. Et même dans ce cas, faire son propre compost est souvent ressenti comme une corvée supplémentaire. Le lombricomposteur permet de confier ce travail à une humble équipe de spécialistes : les vers de terre. Ainsi, sans se salir les mains et sans inconvénient d’odeur, on réduit ses déchets à la source et l’on dispose d’engrais remarquables à longueur d’année.
le saviez-vous ? sacrée chez les Egyptiens, consacrée par Aristote en tant qu’'intestin du monde', la grande famille des vers de terre compte plus de 7 000 espèces plus ou moins spécialisées, serviteurs aujourd’hui mal aimés que l’agriculture industrielle s’est acharnée à détruire. Darwin, célèbre auteur de la théorie de l’évolution, leur avait consacré un livre : "Le rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale". Signe des temps, l’ouvrage vient d’être réédité. Parmi les nombreuses espèces, les vers de compost se nourrissent de matières organiques en décomposition qu’ils digèrent et transforment en éléments nutritifs. Micro-usine vivante de production d’engrais, ils consomment chaque jour pour la moitié de leur poids en déchets.
idée : le lombricomposteur est un objet très simple : quatre récipients posés les uns sur les autres surmontés d’un tapis humidificateur et coiffés d’un couvercle. Haut de 70 centimètres, il ne tient pas plus de place qu’une poubelle dans une cuisine ou sur un balcon. Il est livré avec 500 grammes de vers de terre. L’étage inférieur recueille les effluents liquides, un concentré 'd’or ver' parfaitement inodore que vous pourrez extraire à l’aide d’un robinet. Le deuxième étage reçoit les vers composteurs et les déchets. Vous y jetterez les épluchures, les filtres à café usagés, sachets de thé, coquilles d’œufs mais aussi les emballages en carton, papiers préalablement découpés, cheveux, poils de chien et même la poussière. Tout deviendra compost. Evitez la viande (malsaine) les agrumes (trop acides) et l’ail (vermifuge fatal!). Lorsque le plateau sera plein, passez à l'étage supérieur : les vers grimpent tout seul pour atteindre la nourriture. Vous viderez le compost fabriqué par leur soin dans le récipient plein et recommencerez le processus.
pérennité : la population de vers se régule automatiquement en fonction de l’espace et de la nourriture disponible. Le composteur ne dégage qu’une agréable odeur d’humus. Il produira chaque année 70 litres de liquide ambré, diluable à 10% dans votre arrosoir ou votre pulvérisateur, soit 700 litres de 'thé ver'. Vous récolterez dans vos récipients jusqu’à 45 kilos de compost solide à mélanger à la terre de vos bacs à fleurs, plantes d’intérieur ou plates bandes du jardin. La mise en route de votre petite usine vous demandera trois mois de patience. Et si vous partez en vacances – plus de un mois et demi - n’oubliez pas de la confier à votre voisin. Vos vers de terre lui demanderont moins d’effort que votre poisson rouge, qui ne mangera pas ses déchets et ne le paiera jamais en or ver !
entreprise : Vers la terre est une petite société du sud de la France, spécialisée dans le compostage des déchets organiques à l’aide de vers de terre. Elle s'adresse tout particulièrement aux collectivités désireuses de réduire à la source les déchets ménagers, notamment en milieu urbain, d’une façon écologique, pédagogique et pratique, et forme leurs personnels au lombricompostage.
Elle est l'importateur exclusif en France du Can-O-worms, un lombricomposteur domestique conçu en plastique recyclé par une société australienne. En Australie, un foyer sur quatre en est équipé. Cet astucieux contenant fait déjà fureur au Canada, au Royaume Uni et dans d’autres pays d’Europe. L’entreprise veut le populariser dans les pays francophones et en assure la distribution en ligne. Sa créatrice, Agnès Allart, est elle-même spécialiste de la lombriculture et du recyclage des déchets ménagers. C'est naturellement qu'elle a traduit de l'anglais le livre de Mary Appelhof "Les vers mangent mes déchets", précieuse ressource pour tout connaître sur ce mode de compostage. Présidente de l’association Bio Art, elle collabore avec des organismes officiels de valorisation et réduction des déchets à la source comme l’ADEME, des Centres de recherche comme l’Institut français de Recherche Agronomique (INRA) et cultive, bien évidemment, ses propres vers de terre !

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