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contexte : dans les publicités pour les cosmétiques, l’essentiel des informations que l’on devrait connaître sur ces produits est occulté et la course à la beauté a tendance à renforcer ce phénomène. En effet, même si dans les messages publicitaires, sont vantés les bienfaits de plantes ou de produits naturels, le pourcentage de ces ingrédients dans la composition finale du cosmétique est très réduite. Et sans formation adéquate il est très difficile, voire impossible, de savoir de quoi est composé tel ou tel cosmétique. Aujourd’hui, et de plus en plus, les consommateurs s’interrogent sur la composition des produits cosmétiques qu’ils utilisent quotidiennement. En effet, après des émissions TV, des articles, notamment sur les sels d’aluminium présents dans les déodorants qui peuvent provoquer le cancer du sein, une exigence de transparence vis à vis des fabricants a émergé. La beauté oui, mais pas au détriment de la santé…
quelques repères : la qualité d’un produit pour le corps se trouve d’abord dans les matières de bases – excipient, base lavante – et non dans les principes actifs annoncés par la publicité.
- les matières grasses végétales brutes et les cires naturelles utilisées comme excipient sont elles-mêmes une mine de principes actifs : elles aident la peau à reconstituer sa protection, fixent l'humidité et facilitent l'absorption d'autres agents actifs. Elles sont le plus souvent remplacées par l'huile de paraffine, déchet de l’industrie pétrolière, bon marché, facile à stabiliser mais inassimilable par la peau dont elle bouche les pores et bloque les fonctions naturelles ;
- les principes actifs mis en avant n’ont généralement d’autre efficacité que marketing : les molécules de collagène, par exemple, sont trop grosses pour pénétrer le tissu conjonctif qu’elles sont sensées rajeunir ;
- la kératine des cheveux est une protéine morte. Elle ne peut donc rien absorber.Vitamines protéines, acides de fruits ne font au mieux que lisser les fourches. La santé du cheveux dépend de l’intérieur : régime et équilibre de vie sont les seuls remèdes ;
- il faut savoir que les ingrédients, ou dosages d’ingrédients, ayant vraiment des actions thérapeutiques sont interdits dans les cosmétiques et dans les compléments alimentaires (sinon, ils deviendraient des médicaments, comme c’est le cas dans les médecines traditionnelles.).
- enfin, une substance végétale peut être entièrement 'dénaturée' par le mode d’extraction et les manipulations qu’elle subit. Seules les transformations patientes telles que la distillation, la cuisson, le filtrage mécanique, la fermentation et l’oxydation permettent de sauvegarder ses propriétés.
Pour mettre fin aux abus et guider les consommateurs, des labels se sont mis en place, notamment en Europe. Il est important de les connaître.
les labels cosmébio : dans le cadre d’une politique de labellisation, le Ministère français de l’agriculture a agréé un certain nombre d’organismes certificateurs parmi lesquels QNPC, l'AFAQ, Qualité-France, Qualité Nord-Pas de Calais, Agrocert, Certipaq, l'Aclave, l'Ulase et Ecocert. Ce dernier certifie 80 % des produits bio en France. En 2000, Ecocert a formé un groupe de travail avec des responsables de l’industrie cosmétique. Ainsi naquirent les deux labels (BIO et ECO) et la charte de l’association COSMEBIO. Le rôle de la charte Cosmébio est de définir de façon stricte, transparente et sans ambiguïté, la "cosmétique Ecologique et Biologique" et de guider le consommateur vers d’authentiques produits naturels et bio.
Celle-ci a pour but d’exiger par produit labellisé :
une garantie pour le consommateur des produits cosmétiques efficaces contenant essentiellement des composants naturels et biologiques certifiés
sans parfum ni colorant de synthèse ;
sans conservateur de synthèse (parabens, DMDM, glycol, EDTA) ;
sans pétrochimie (paraffine, silicone, PEG) ;
sans Oganismes Génétiquement Modifiés (OGM) ;
d’une biodégradabilité optimale ;
garanties non testées sur les animaux ;
minimisant les risques d'allergie (sans lanoline) ;
associées à la démarche écologique du fabricant (éco-bilan) ;
conditionné en emballage écologique.

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