UNEP UNESCO
home / salle des profs / travaux dirigés / progrès durable / progrès

youthXchange go
RESPECTER SON CORPS FABRIQUER SON IMAGE S'OUVRIR AU MONDE HABITER LA PLANETE TRANSMETRE LE SAVOIR FAIRE LA FETE CONSTRUIRE SA SOCIETE RESPECTER LES PRIX CREER POUR DEMAIN
retour au menu

bienvenue
 > en savoir plus sur YXC
 > définition CD
 > développement durable à notre échelle

mode d'emploi
 > YXC basé sur des études de cas
 > comment naviguer
 > construire vos cours
 > consommation durable & programme d'étude

travaux dirigés
 > critique des médias
 > consommateurs avertis
 > énergies renouvelables
 > partage d'expérience
 > accès à l'énergie
 > progrès durable


English site French site Korea site
salle des profs
TRAVAUX DIRIGÉS

QUEL PROGRES ?

mots clés : mondialisation | fracture numérique | accès à l'information | transfert de technologies| modernité vs. tradition | haute technologie vs basse technologie / sur-consommation | diversité biologique et culturelle

progrès
imprimer cette page envoyer cette page à un ami

courtesy, UNESCO

objectif : susciter la prise de conscience sur les aspects à la fois positifs et négatifs des technologies dans la vie quotidienne des élèves ; leur permettre de comparer leurs propres standards de technologie avec ceux d'autres pays (plus ou moins développés) ; développer le sens critique des élèves sur le rôle des technologies au regard de la mondialisation ; déterminer les techniques qui représentent la meilleure solution pour combattre la pauvreté (haute technologie vs basse technologie).

enjeu : en parlant de 'progrès', il faut bien peser ses mots. Rappelez à vos élèves que la modernité et la tradition (ou, en d'autres mots, le présent, le futur et le passé) ont toutes deux leurs bons et mauvais aspects. La technologie n'est pas toujours la solution et peut même s'avérer dangereuse. Dans le même temps, la tradition peut être anachronique et inadaptée aux problèmes actuels.

matières concernées : sciences & techniques / économie et gestion / sciences sociales / communication / langues / santé et bien-être / arts plastiques

planning :
Phase 1 : tester les connaissances des élèves ;
Phase 2 : introduire le sujet ;
Phase 3 : travail en équipe ;
Phase 4: débattre et comparer ;
Phase 5 : travaux pratiques ;

tester les connaissances des élèves (à l’aide de questions clés) :

  • Que représente le progrès pour vous ?
  • Est-il associé seulement aux progrès techniques et scientifiques ?
  • Pensez-vous que la vie est beaucoup plus confortable aujourd'hui qu'il y a quelques décennies?
  • Quelle importance les objets high-tech ont-ils pour vous ?
  • a) Enorme, je ne pourrais pas vivre sans ;
    b) Je pense que c'est utile… quand ça marche !
    c) Sans plus, je m'en sers lorsque j'en ai besoin ;
    d) Je n'aime pas trop cela : c'est souvent compliqué, trop sophistiqué, trop cher, etc. ;
    e) Je déteste cela. Le monde serait meilleur sans tous ces appareils technologiques !
  • Quel objet de dernière technologie est essentiel dans votre vie ?
  • Pourquoi ?
  • En quoi a-t-il changé votre vie ?
  • Est-ce que le concept de progrès est variable ?
  • Change-t-il d'un pays à l'autre ? Si oui, pourquoi ? Et comment ?
  • D'après vous, est-ce que la fracture numérique est la principale cause des inégalités à l'échelle mondiale ?
  • Les pays développés doivent-ils aider ceux qui sont moins 'avancés' ?
introduction au sujet (contexte) : les phrases classiques telles que "On ne peut pas arrêter le progrès" ou "La technologie change notre vie" nécessitent des explications. Aujourd'hui plus que jamais, nous ressentons l'urgence de mieux comprendre les innovations scientifiques et technologiques, leurs avantages et inconvénients, leurs impacts sur une mondialisation croissante.

LE MOT ‘PROGRES’ - Dans le contexte de la révolution scientifique du 17ème siècle, le mot 'progrès' a servi, au sens littéral du terme, à designer une série d'avancées successives, au sein d'un petit nombre d’entreprises aux objectifs spécifiques, comme l'invention du microscope ou du télescope. Mais plus tard, à l'époque des révolutions françaises et américaines, de telles initiatives se sont multipliées de par le monde, donnant alors au progrès une dimension plus universelle, à divers niveaux : géographie, domaines d’activité, secteurs, etc.

L'histoire elle-même a été redéfinie comme un rapport de l'expansion régulière et permanente de la connaissance et du pouvoir de l'homme sur la nature. La connaissance et le pouvoir seraient le résultat d’une amélioration universelle des conditions de vie humaine.

Un autre développement qui a contribué à la complexité, à l’envergure et à la singularité des nouveaux systèmes, a été la convergence, au 19ème siècle, de la connaissance scientifique et des arts mécaniques. Il a fallu un siècle pour que le concept de technologie intéresse le monde intellectuel. Mais au début du 20ème siècle, le mouvement artistique moderniste est amorcé par une avant-garde fortement influencée par la technologie – l’"Art mécanique" ou les progrès mécaniques (Futurisme, Précisionnisme, Constructivisme, Cubisme et Style international). Ceci a contribué à élever ces motifs, précédemment employés pour leur simple utilité, au rang de valeur esthétique. Le mouvement Bauhaus a ainsi marié le design et l’industrie.

Ce n’est que longtemps après l’explosion d'inventions ayant marqué le tournant du siècle (1880-1920), que le concept de technologie a gagné en crédibilité et en popularité. Durant cette période décisive, appelée parfois la Seconde Révolution Industrielle, sont apparus l'énergie et la lumière électriques, la voiture, la radio, le téléphone, l'avion et le cinéma. Tous ces artefacts ont finalement formé le noyau d’un système sociotechnologique large et complexe. Ils sont chacun devenus, du fait de leur importance, un symbole du progrès.

source : Leo Marx, “Technology: the emergence of a hazardous concept - Technology and the Rest of Culture”, (Technologie : émergence d'un concept hasardeux) dans Social Research, Fall, 1997 - [http://plato.stanford.edu/entries/scientific-progress]

TECHNOLOGIE VS POLITIQUE - Les innovations des arts mécaniques devaient apporter, sur le long terme, le progrès et à la prospérité à chacun. Mais dans les années 1840, cette confusion entre les moyens mécaniques et les objectifs politiques a suscité de vives critiques. Une minorité de dissidents intellectuels l’interpréta alors comme un signe de faute morale et de régression politique. Cette vision critique des disciplines industrielles a marqué l'émergence d'une culture d’opposition qui refusait de considérer l’avancée technologique comme un but de promotion sociale.

A l’inverse, le Mouvement technocratique des années 1930 a contribué à populariser la séduisante idée que l'amélioration des conditions de vie, rendue possible par les techniques, pourrait permettre à la société de se passer de la politique, dans son sens premier, en tant qu’initiatrice des changements sociaux. Ce mouvement de pensée aurait culminé, lors du ‘consensus libéral’ de l’ère Kennedy, lorsque l’enthousiasme pour remplacer la politique par la puissance technologique, devint la doctrine quasi-officielle de l’administration. Elle fut confortée par des travaux universitaires annonçant la 'fin de l’idéologie'.

D’un point de vue idéologique, ce qui manquait était le concept d’une forme de puissance – ou de progrès - qui aurait dépassé de loin, en intensité, en étendue et en envergure, la capacité relativement limitée des arts (mécaniques, pratiques ou industriels) servant simplement à générer un changement social.

La montée de la croyance en la force de la technologie pour construire un monde post-moderne reflète notre dépendance croissante vis-à-vis des normes et des jugements ainsi que notre négligence des standards moraux et politiques pour les décisions sur l’évolution de la société. Découvrir cet aléa est une tâche vitale pour les sciences humaines. [source : http://plato.stanford.edu/entries/scientific-progress]

NOUVEAUX DEFIS - la mondialisation est un phénomène à multifacettes, aux nombreuses contradictions. Les pays et les régions sont intégrés et liés entre eux plus que jamais, et ce, de n’importe quel point de vue (politique, économique, culturel et idéologique). En même temps, la mondialisation tend à marginaliser quelques régions du monde, à savoir les plus pauvres.

La mondialisation est-elle donc 'mondiale' ? Tous les pays sont-ils impliqués dans ce phénomène ? Certainement pas. En quelques années, le fossé entre les plus riches et les plus pauvres s’est creusé. L’accès aux technologies manifeste également d’énormes différences. Le développement technologique n’échappe pas aux questions suivantes : peut-il réduire la pauvreté ainsi que le fossé entre riches et pauvres? Ou bien, au contraire, ce fossé va-t-il devenir de plus en plus grand ?

LES DEUX FACES DE LA PIECE - Le progrès est une notion occidentale, un mot magique et délicat pour ‘connaissance’, ‘modernité’ et ‘technologie’. Mais que signifie le ‘progrès’ pour les autres cultures de la planète? Pour les communautés indigènes des pays en développement, le progrès peut signifier menace, dissolution et avilissement culturel. Il conduit souvent à une urbanisation rapide, qui en retour entraîne une dégradation environnementale ainsi que de nouveaux problèmes sociaux. Chez les jeunes, par exemple, ceux qui ont accès aux nouvelles technologies et parlent plusieurs langues, perdent rapidement leur culture d’origine. Très souvent, c’est un héritage culturel inestimable que nous perdons tous.

la preuve par l'exemple : vous pourriez apporter en classe, en guise d’exemple, des photos, des films, des articles etc… accentuant les différences entre les pays avancés et ceux en développement à propos de leur accès aux technologies (dans les domaines tels que le logement, l’éducation, la mobilité, les télécommunications, etc.) travaux dirigés : pour développer cette activité, les élèves travaillent par équipe. On demande à chaque groupe d’analyser le concept de progrès, en commençant par leur vie quotidienne (à la maison, à l’école, dans leurs activités sportives, leurs loisirs, etc.) et à partir de différentes perspectives (sociopolitiques, économiques, environnementales). En prenant en compte la complexité du problème, vous devriez en premier lieu tester les connaissances des élèves. Nous suggérons également de fournir à chaque équipe des mots clés spécifiques supplémentaires ainsi que des instructions à suivre (par exemple pour l’équipe qui travaille sur le thème du ‘progrès à la maison’ : appareils ménagers, outils de communication, état sanitaire et sécurité du logement, etc.).
  • rassembler les informations : chaque groupe collecte des données en interviewant la famille et les amis, en consultant les vieux journaux, les films, les photos, etc. ;
  • compte-rendu : chaque groupe fait une liste des plus importantes avancées au sein d’un environnement choisi dans les 20 dernières années.
  • discuter et comparer : débats sur le développement et l’impact des sciences et des technologies : - quelle est leur importance ? – Comment la vie serait-elle sans elles : meilleure ? Pire ? Pourquoi ? – Et dans un futur proche, les nouvelles technologies vont-elles significativement changer la vie des élèves ?
évaluation des résultats : le succès de ce module pédagogique peut-être mesuré grâce aux critères suivants :
  • connaissances : les étudiants développent un nouveau sens critique sur le rôle des technologies, appréhendent leurs effets positifs et négatifs sur leurs vies quotidiennes (en tant qu’individus et pour la communauté au sens large) ; ils sont capables d’analyser le fossé technologique entre les pays avancés et les pays en développement ainsi que les conséquences économiques, sociales et environnementales.
  • travaux pratiques : les élèves essaient d’imaginer des ‘solutions justes’ pour s’attaquer à la pauvreté et/ou réduire la fracture numérique. Ils chercheront des applications possibles des technologies de pointe ainsi que celles de base. Leurs analyses et comptes-rendus devraient impliquer au moins deux pays : un pays avancé (le donateur) et un pays en développement (le bénéficiaire) ; les élèves identifient alors des partenaires potentiels (des experts en technologie, des entreprises, les autorités locales, etc.) afin de leur proposer leurs ébauches de solutions. Ils sélectionnent ensuite la meilleure idée et préparent un plan d'action détaillé afin de la réaliser ; ils organisent une conférence/événement (au niveau de l’école ou de la ville) avec tous les intervenants afin de discuter et de lancer le projet, en demandant des moyens pour le mettre en place.

retour en haut de page
[ page d'accueil | contacter UNEP/UNESCO | partenaires | équipe YXC ]