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quoi : le concept ne pourrait pas être plus simple. Comme geste symbolique, lors de la journée de shopping la plus animée de l’année, vous refusez tout simplement de participer à la frénésie du consommateur qui est devenu votre lot quotidien : vous n'achetez RIEN. La Journée sans achat est une journée d’abstinence – célébrée comme des vacances par certains et comme une fête populaire par d’autres. Nous nous sentirons désintoxiqués du shopping et nous nous rendrons compte jusqu’à quel point cette activité entame notre temps libre. Tout le monde peut participer à la condition de passer sa journée à ne pas dépenser. La campagne veut que nous nous engagions à consommer moins, pour recycler davantage et exiger de la part des multinationales une conduite responsable et équitable. Que le consumérisme moderne offre beaucoup de choix, c’est bien, mais cela ne devrait pas se faire aux dépens de l’environnement ou des pays pauvres.
ses origines ? : la Journée sans achat, lancée en 1993 par les fondateurs de AdBusters au Canada, est devenue un événement international célébré dans plus de 55 pays du monde.
le défi : la Journée sans achat expose les conséquences environnementales et éthiques du consumérisme. Aujourd'hui, environ 20 % de la population mondiale – soit une personne sur 5 dans le monde – consomme plus de 80 % des ressources naturelles de la Terre, provoquant un niveau disproportionné de dégâts et une répartition inéquitable des richesses. De plus en plus souvent, les grosses entreprises ont recours, pour la production de biens, à la main d’œuvre des pays pauvres car leurs travailleurs bénéficient de moins de protection sociale que ceux du Nord. Qui plus est, les matières premières et les moyens de production utilisés ont des retombées néfastes : la toxicité des déchets, la destruction de la faune et le gaspillage de l’énergie. Le transport international des marchandises contribue aussi à la pollution, alors que produire sur place serait une alternative. En tant que consommateur, osons nous poser des questions sur les produits que nous achetons et les entreprises qui les fabriquent ! Ce qui compte surtout, c’est de réfléchir à deux fois sur la façon dont nos achats et notre surconsommation affectent l’environnement et les pays en développement.
quand : l’initiative, relancée chaque année, se déroule entre le 25 et le 27 novembre en Europe et en Amérique du Nord.

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