
contexte : aujourd'hui les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) ont envahi un grand nombre d’activités professionnelles. Beaucoup n’exercent plus leur métier que sur un ordinateur. Le hardware des machines est sans cesse amélioré dans le sens d’une rapidité de plus en plus élevée, tandis que les softwares (logiciels...) sont de plus en plus sophistiqués. Pour rester compétitif, il faut faire face à la multiplication des tâches, toujours apprendre à maîtriser des logiciels sans cesse modifiés ou nouveaux, comme par exemple dans le domaine du graphisme. Tout cela nécessite une formation permanente afin que l'outil ne dépasse pas son utilisateur. En outre, l’énorme croissance du flux d'informations, comme les mails, vient solliciter l’utilisateur l’obligeant à sauter sans cesse d’un domaine à l’autre.
quoi : l’ergostressie (du grec ergon signifiant travail, et de l’anglais stress qui veut dire tension), est le 'syndrome de la société de l’information' selon Yves Lasfargue, le créateur de ce concept qu’il définit comme la 'charge de travail ressentie'. Il analyse des conditions de travail, conditions de travail et santé, droits des salariés sur l'intranet, lutte contre les exclusions, évolutions des métiers, gestion des innovations, mesure du stress, mesure de la charge de travail, mesure du temps de travail complet, etc.
comment : après avoir dirigé le Centre d’éducation et de formation à l’accompagnement des changements (CREFAC), ce chercheur et ancien expert auprès de la Commission européenne a créé l'Obergo (OBservatoire des conditions de travail et de l'ERGOstressie), une cellule de recherche, qui analyse des conditions de travail dans la 'netéconomie' et la société de l'information. Là sont étudiées les conséquences de l’ergostressie sur l'individu et plus particulièrement sur deux populations, les cadres et les secrétaires. Pour cela, il a élaboré une méthode de mesure qui tient compte de quatre facteurs : la fatigue physique, la fatigue mentale, le stress et le plaisir. En effet, selon Yves Lasfargue, dans la société de l’information et notamment pour les activités tertiaires qui produisent des biens et services abstraits et immatériels, on ne peut plus confondre charge et temps de travail : "si la fatigue physique reste en partie proportionnelle au temps, la fatigue mentale et le stress varient avec beaucoup d’autres facteurs. C’est pourquoi je pense que, dans les prochaines années, il deviendra plus important de mesurer la charge que le temps de travail, et que toute mesure du travail doit commencer d’abord par la mesure de la charge de travail, et en particulier par la mesure de la charge de travail ressentie ou ergostressie". Ses conclusions : "Les TIC peuvent nuire à la santé. A consommer avec modération"...

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