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FABIO ROSA :LE SOLEIL BRILLE POUR TOUS

source : David Bornstein, How to Change the World:
Social Entrepreneurs and the Power of New Ideas
,
Oxford University, January 2004
www.wbcsd.org
www.fastcompany.com

Fabio Rosa
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nom : Fabio Luiz de Oliveira Rosa
organisations : STA et IDEAAS
pays : Brésil
secteur d'activité : reduced-cost electrical distribution

Près de 25 millions de Brésiliens n’ont pas accès à l’électricité. Fabio Rosa, un entrepreneur social, a décidé de palier à ce manque ; il a recours à des modèles d’électrification à faible coût afin d’améliorer la vie des populations rurales pauvres et de ralentir ainsi l’exode rural.

YXC a réalisé une interview-fiction avec Rosa, économiste et avocat de formation, agronome par profession, fondateur de l’entreprise Agroelectric System of Appropriate Technology (STA) et d’une association à but non lucratif, l’Institute for Development of Natural Energy and Sustainability (IDEAAS, Institut pour le Développement durable de l’énergie naturelle). Ces deux institutions travaillent depuis le milieu des années 80 pour que les zones rurales du Brésil connaissent à la fois un développement communautaire et accèdent au réseau électrique. YXC tient à remercier l’interlocuteur virtuel.


Comment avez-vous démarré ?
Lorsque j’ai été nommé responsable des affaires agricoles de la municipalité de Palmares do Sul (dans le sud brésilien), à l’âge de 22 ans, j’ai pris conscience que le manque d’électricité rendait l’agriculture peu productive et provoquait l’exode vers la ville de ceux qui cherchaient une vie meilleure. J’ai donc cherché d’autres modèles économiques qui pourraient satisfaire les besoins de millions de clients potentiels qui se retrouvaient sans électricité. Tout a commencé à la fin des années 90, lorsque l’Etat s’est mis à privatiser le secteur.

Les nouveaux propriétaires des services publics ne se souciaient guère de l’électrification à faible coût des zones rurales, car desservir les villes rapportait davantage. Pour moi, c’était important parce que 2 milliards d’êtres humains en étaient privés. J’ai appris qu’un milliard d’entre eux pourrait s’offrir, dès aujourd’hui, de l’énergie solaire au prix du marché – à la condition de pouvoir louer leur matériel ou le payer par échéances. L’énergie solaire, j’en étais convaincu, pouvait stimuler l’activité économique, améliorer l’éducation et la santé, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et soulager les cités surpeuplées.

Donc, en 2001, je me suis lancé dans une nouvelle démarche : louer de l’énergie solaire à des gens à faible revenu. Avec l’équipe de STA, nous avons mené une étude et nous avons découvert que près de 70 % des familles rurales interrogées dépensaient au moins 11 US$ par mois pour des sources d’énergie non renouvelables – le kérosène, les bougies, les piles. Cela correspondrait au montant nécessaire pour louer une installation photovoltaïque de base !

Nous avons assuré la rentabilité du système en constituant une offre globale, comprenant des outils de production (systèmes d’irrigation, grillages électrifiés et méthodes d’agriculture biologique à fort rendement. Obsédés par les détails, nous avons étudié en long et en large les erreurs d’initiatives solaires précédentes. Afin de nous assurer que les gens prêteraient attention au matériel, on est même allé jusqu’à apposer des portraits de saints sur le boîtier contenant les piles.

Que s'est-il passé par la suite ?
En août 2003, nous avons lancé un projet dénommé (TSSFA - Le soleil brille pour tous), une entreprise commerciale. Le but était de fournir l’électricité à 6 100 familles rurales sans électricité mais ayant les moyens de louer des panneaux solaires. A partir de là, on est passé à 775 000 habitations. TSSFA a mis au point un système rudimentaire qui pouvait se louer à raison de 10 US$ par mois plus les frais fixes d'installation ; ce prix de location représentait juste un peu plus que les dépenses habituelles des familles pour les énergies non renouvelables.

Grâce à ce système de location, on s'est vite rendu compte qu'on allait avoir de plus en plus de clients. Qui plus est, ces clients se verraient dispensés des taxes brésiliennes élevées (qui font monter le prix jusqu’à 50 %). Ce choix était donc sensé. Acheter des panneaux solaires, c'est acheter de l'énergie pour les prochaines 25 années. Qui aurait l'idée de s'approvisionner en nourriture pour un quart de siècle ? D'accord pour la semaine, éventuellement pour le mois. Le même raisonnement devrait s’opérer pour l'électricité.

Vous êtes le fondateur de deux structures distinctes. Quelles sont leurs tâches respectives ?
IDEAAS est une organisation à but non lucratif fondée en 1997 pour créer et présenter des modèles de développement autocentré au bénéfice de populations rurales à faible revenu ; des modèles qui reposent sur l'usage de technologies à faible coût mais à haut rendement énergétique. Le 'business plan' établi a pris pour slogan ‘Le soleil brille pour tous' (TSSFA) décrit ci-dessus.

STA, par contre, se charge de la fabrication et de l'assemblage des différents composants qui sont utilisés par TSSFA, outre le fait que c'est le lieu de domiciliation du projet.

Quels sont les objectifs du projet TSSFA ?
Selon les calculs de STA, fournir de l'énergie solaire à 12 900 familles – 52 000 habitants – permet d'économiser :
bullet 9 millions de litres de kérosène
bullet 4,5 millions de kg de gaz liquéfié
bullet 46,4 millions de bougies
bullet 9,3 millions de piles pour radio
bullet 23,2 millions de litres de fioul


Et votre dernier mot...
Un projet ne fait sens à mes yeux que s'il s'avère utile en rendant les gens plus heureux, avec plus de respect pour l'environnement et lorsque ce projet représente un espoir pour un avenir meilleur.

contacts

Fabio Luiz de Oliveira Rosa
ph (55) 51 3331.8081
e-mail: fabrosa@terra.com.br
 
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