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LE DECLIN DES NATIONS

source : www.mod.uk/linked_files/jdcc/st/ 4_ScienceTechnology.pdf
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Si l’on fait exception des Etats-Unis et dans une moindre mesure du Japon, le concept d’une base technologique nationale va peu à peu s’effondrer… - un cadre réglementaire de la science et de la technologie, combiné aux intérêts des groupes industriels, continuera à protéger la propriété intellectuelle et à prévenir toute fuite technologique qui pourrait menacer la sécurité ou même porter atteinte à la compétitivité commerciale. Ainsi le droit de la propriété intellectuelle et la sécurité de l’information seront des enjeux de plus en plus importants ;
- cependant, ces défis seront de taille si l’on prend en compte le volume croissant de recherches effectuées, les possibilités de plus en plus accessibles du partage de l’information, et les procédés de recherche plus interconnectés et donc moins contrôlables. Il y aura donc de plus en plus une volonté de règlementer au niveau multilatéral, en particulier dans le domaine de l’armement et de la biotechnologie ;
- il est fort à parier que ces mesures de protection ne pourront empêcher ni des fuites technologiques au bénéfice d’acteurs étatiques ou non étatiques, ni le développement de technologies à risques par des Etats qui opèreraient selon d’autres critères éthiques ;
- face au rythme soutenu d’innovation, à la mondialisation des marchés, des acteurs que sont les multinationales, aux programmes collaboratifs de recherche publique et aux fuites technologiques, rares sont les pays qui pourront entretenir et défendre à l’échelon national tout le spectre de leur recherche. Certes, les pays s’efforceront toujours de protéger leur savoir stratégique en vue d’assurer un avantage commercial ou leur sécurité nationale, mais cela sera de plus en plus cher. En outre, l’avantage compétitif acquis risque fort d’être de courte durée au vu de la course à l’innovation et à la diffusion des savoirs ;
- qu’elle soit gouvernementale ou commerciale, la coopération va prendre de l’ampleur. D’ailleurs, depuis 1990, le nombre d’entreprises à travers le monde, ayant conclu des alliances R& D officielles, s’élève à 5 100, y compris des alliances stratégiques dans le domaine des technologies de pointe. L’accès aux technologies issus de ces accords ou alliances dépendra surtout de la capacité qu’auront les uns et les autres à sécuriser le transfert de données, et à appliquer les droits de propriété intellectuelle.
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