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FIBRES VEGETALES : IMPACT


source :
www.sustainablecotton.org

www.bioregional.com/programme
_projects/pap_fibres_prog/hemp
%20textiles/hemp_stats.htm



www.gail.com

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impact des fibres végétales

Les fibres végétales sont utilisées depuis des temps immémoriaux pour fabriquer outils et instruments, cordes et empaquetages, ou encore pour l’habillement, la literie et le logement.
Aujourd'hui, les considérations environnementales ont ravivé l’intérêt d'une production agro-industrielle de ces fibres non ligneuses, et ce pour un grand nombre d’applications…
  • les fibres végétales se composent essentiellement de cellulose et peuvent être classées comme fibres courtes, (par ex. le coton et le kapok), ou fibres longues, qui incluent le lin, le chanvre, l'abaca, l’istle, la ramie, le sisal et la mousse espagnole ;

  • l’industrie textile est historiquement un gros consommateur de ressources humaines et naturelles. Des quantités considérables d’énergie, de composés chimiques, d’eau et de travail humain sont requises pour produire la majorité des produits textiles (fibres 'naturelles' incluses) ;

  • par exemple, la fibre textile la plus populaire au monde est le coton, qui compte pour 33% de la production textile mondiale. La plante ne pousse qu’en climat chaud et humide, ou en climat chaud avec une irrigation considérable. 73% du coton est produit dans des champs irrigués, et en faisant le calcul par kilogramme de produit obtenu, on constate que c'est la culture la plus consommatrice d’eau au monde ; (1)

  • en Éthiopie, par exemple, 60% de la vallée fertile d'Assouan fut dédiée à la production cotonnière. La population locale a été forcée d’aller sur les fragiles terres en hauteur, contribuant à la déforestation en partie responsable de la crise écologique éthiopienne ; (2)

  • un journal spécialisé a retracé la production d’une paire de jeans en coton de marque reconnue vendu £19.95 (environ 29 € ou 34,60 US$) dans un magasin au Royaume-Uni. Les journalistes ont trouvé que les matériaux utilisés avaient fait un voyage de 40 000 miles (environ 64 373 km) accumulant des émissions de CO2 sans pouvoir établir de traçabilité exacte. En effet, le coton avait été cultivé en Afrique de l’Ouest et au Pakistan, teint en Italie et cousu en Tunisie. Les boutons et rivets en métal cuivré ont été faits en Allemagne, à partir de zinc et de cuivre d’Australie et de Namibie. Le zip et le fil venaient du Japon ; (3)

  • un autre rapport d’un journal en 2001 raconte comment M. Bapabiozo, un pauvre fermier désespéré du Bénin, a vendu ses quatre fils, âgés de 8 à 12 ans, comme esclaves pour juste £10 chacun (environ 14,50 € ou 17,30 US$) (4). Les garçons étaient destinés à des plantations de coton au Ghana, mais furent sauvés par des travailleurs de l’UNICEF. Selon l’UNICEF, chaque année 200 000 enfants d’Afrique de l’Ouest sont vendus pour travailler 12 heures durant, dans des plantations de coton ou de coco. C’est assez pour éloigner quiconque des vêtements en coton et des barres chocolatées qui ne sont pas issus du commerce équitable.

(1) WWF International, “The impact of cotton on Freshwater resources and eco-systems”, (L'impact du coton sur les ressources en eau douce et les écosystèmes), Suisse, 1999.

(2) The Ecologist, vol22, n°4 Juil/Août 1992.

(3) Abrams, F., Astill, J. (2001) “Story of the Blues”, The Guardian, Londres UK. 29 Mai 2001.

(4) Johnston, J. “Sold for £10, heartbreaking story behind Africa’s child slave trade” (Vendu pour 10 livres sterling, une histoire terrible qui révèle le commerce des enfants esclaves en Afrique), The Mirror, Londres. 21 Avril 2001.

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