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BIDONVILLES :
UN ABRI POUR
LA PAUVRETE URBAINE



source :
UN-HABITAT, The Challenge of Slums: Global Report on Human Settlement, (Le défi des bidonvilles : Rapport mondial sur les établissements humains) Earthscan, Londres 2003

www.unchs.org/content.asp
?cid=3397&catid=7&
typeid=46&subMenuId=0


www.careinternational.org

pour en savoir plus :

www.un.org/french/pubs/
chronique/2006/numero2/
0206p24.htm


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bidonvilles
La croissance urbaine la plus rapide se situe aux marges des villes, provoquant des agglomérations géantes qui sont surtout des sites peuplés de squatters illégaux. La misère urbaine s’étend au même rythme que les villes qui poussent comme des champignons…
  • les bidonvilles prolifèrent dans le monde entier, abritant dans des conditions précaires, environ 1 milliard de personnes – soit 1/3 de la population urbaine mondiale (1) ;

  • depuis sa première apparition au 19e siècle, l’expression ‘bidonville' (ou 'taudis’) a été utilisée pour traduire les habitats les plus misérables aux infrastructures sanitaires médiocres ; un refuge pour des activités marginales comme le crime, la prostitution et les drogues ; une source potentielle d’épidémies qui ont disséminé des zones entières ; un endroit qui n’a rien de décent ni salubre ;

  • d'après les experts des Nations Unies, un bidonville est une zone qui combine les caractéristiques suivantes : un accès à l’eau insuffisant, une inadéquation des sanitaires et autres infrastructures ; une mauvaise qualité structurelle des logements ; une situation de surpopulation et d'insécurité pour les résidents ;

  • dans les pays en développement, les habitants des bidonvilles, représentent 41,4% de la population, contre 6% seulement dans les régions développées. En Afrique sub-saharienne, la proportion des habitants des taudis atteint 71,8%. Ce pourcentage est de 24% en Océanie, 57,4% en Asie centrale et du Sud, 34,8% en Asie de l’Est, 25,5% en Asie de l’Ouest, 30,8% en Amérique latine et Caraïbes, 25,4% en Afrique du Nord, 25,3% en Asie du sud-est ;

  • bien que la plus grande concentration d’habitants des bidonvilles se situe dans les villes africaines, si l’on s’en tient aux chiffres, c’est l’Asie qui abrite près de 60% de ces résidents ;

  • les plus pauvres sont généralement traités comme des citoyens de seconde zone, ou comme des 'clandestins', comme si le droit de vivre en ville ne leur était pas reconnu. La plupart d’entre eux – nés dans les grandes villes ou ayant fui la campagne à la recherche d'une vie meilleure - se trouvent confrontés à de terribles épreuves. Pour des centaines de millions de citadins pauvres, la ville c’est d’abord des heures de travail pour un salaire de misère, un toit dans des squats ou taudis surpeuplés, et le risque d’être la proie des catastrophes, des maladies et des violences ;

  • contrairement à la logique, la majorité des citadins pauvres survivent tant bien que mal, malgré les systèmes d'assistance censés leur venir en aide. Lorsque les décideurs se méprennent sur le caractère positif de la contribution que font les pauvres à la vie citadine, ce sont ces derniers qui en subissent les conséquences néfastes : expulsions, dénis de propriété et de droits, absence de protection contre le crime et la manipulation politique... Les conséquences sont vastes. De mauvaises politiques de gestion de la ville, c’est-à-dire celles qui n’intègrent pas les contributions positives de tous ses citoyens, ont des implications sur des nations entières. Elles entravent les investissements, elles gaspillent les ressources, détruisent les environnements et engloutissent les communautés rurales à travers une expansion non planifiée.

(1) La surprenante prédominance des bidonvilles est le thème principal du rapport publié en octobre 2003 par le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (UN-Habitat). Intitulé ‘'Des villes sans taudis', c’est le premier compte-rendu réellement global sur la pauvreté urbaine.
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