 |

FIBRES ANIMALES / INTRO

source : www.fao.org/docrep/v9384e/ v9384e01.htm
www.indo-rama.net/FiberYear 2002.pdf
|
 |

Dans la compétition de l'industrie textile, les fibres animales, bien qu’importantes, représentent une part relativement modeste de la demande totale. Ce sont le coton et les fibres synthétiques qui prédominent la production… - les fibres animales sont composées principalement de protéines ; elles comprennent la soie, la laine, le pelage de chèvre (aussi appelé mohair), de lama et d’alpaga, de vigogne, de chameau, de cheval, de lapin, de castor, de sanglier, de blaireau, de zibeline et d’autres animaux ;
- les fils de soie (fibres continues) proviennent des cocons des vers à soie.
En tant que ressource naturelle renouvelable, les fibres animales ont été un facteur vital du développement de l’humanité… - le mouton a été l’un des premiers animaux à être domestiqués, il y a 10 à 12 000 ans. Aujourd’hui, il en existe près de 200 espèces différentes et les divers croisements donnent une grande variété de laines. Cela va du mérinos qui fournit la meilleure qualité pour l’habillement, jusqu’au mouton dont la laine est utilisée pour les tapis ;
- le mohair provient de la chèvre angora, une espèce indigène de Turquie mais qui, en fait, serait originaire des montagnes du Tibet – bien que son origine exacte soit controversée. Aujourd’hui, les meilleures matières premières proviennent d’Afrique du Sud où les directives et les normes sont strictes et l’industrie bien structurée ;
- le cachemire, une laine de chèvre très fine, ou duvet, est arrivée en Occident sous la forme de châles, tissés de façon très élaborée. Le nom provient de la région sauvage et montagneuse située entre l’Inde et le Pakistan dans la chaîne occidentale de l’Himalaya ;
- le pelage de chameau est obtenu en grande partie à partir du chameau Bactrien (à deux bosses), élevé principalement dans les régions nord de Chine et de Mongolie. La meilleure fibre provient de la Mongolie Intérieure ;
- en Amérique latine, on trouve quatre espèces de camélidés, qui vivent toutes à haute altitude dans les Andes : le lama (Lama glame), l’alpaga (Lama pacos), la vigogne (Vicugna vicugna), le guanaco ou huanaco (Lama hunchus ou encore Lama guanicoa) ;
- le lama et l’alpaga sont des animaux domestiqués depuis la nuit des temps. Même si les chiffres ont baissé, la production de la laine d’alpaga demeure l’un des industries de base du Pérou. On dénombre 4 millions d’alpagas dans le sous-continent, 3 millions de Lama glama (ou lama domestique) et 125 000 vigognes. Le plus sauvage de la famille des lamas, le guanaco, est en voie d’extinction et la population totale ne dépasserait pas les 50 000 ;
- la Chine est de loin le plus grand producteur de poil de lapin angora. Le Chili vient en seconde position, puis l’Argentine. Les lapins sont élevés soit dans des fermes industrielles, soit par des petits éleveurs. Le pelage très doux est utilisé principalement pour confectionner des tricots de grande qualité ;
- la sériciculture (élevage de vers à soie) et le tissage de la soie sont des pratiques courantes en Chine depuis très longtemps. Un réseau de routes commerciales, dont la Route de la soie, s’est développé depuis la Chine jusqu’en Syrie, en Asie mineure et en Inde, où la soie est utilisée depuis 400 avant JC. Au Moyen Age, les savoir-faire de la soie ont connu une expansion rapide et des grands centres de filature sont apparus en Italie, Espagne, France et Angleterre ;
|