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intro : les crises sanitaires qui se sont succédées dans le domaine alimentaire ces dernières années ont parfois ébranlé la confiance des consommateurs dans la sécurité des produits alimentaires. Face à cette situation, l'Union européenne (UE) a élaboré une stratégie globale visant à rassurer les citoyens en ce qui concerne la sécurité de leurs aliments ‘de la ferme à la table’.
traçabilité : les principes généraux de sécurité des denrées alimentaires sont énoncés dans un règlement adopté en 2002, la 'législation alimentaire générale'. Ce règlement approfondit la question des aliments pour animaux, la contamination de ceux-ci ayant été à l'origine de la plupart des alertes alimentaires majeures de ces dernières années. Cette législation attribue clairement la responsabilité de la sécurité alimentaire aux entreprises du secteur alimentaire et du secteur de l'alimentation animale. Elles sont tenues, depuis le 1er janvier 2005, d'assurer la traçabilité de toutes les denrées alimentaires, de tous les aliments pour animaux et de leurs ingrédients tout au long de la chaîne alimentaire.
surveillance élargie : la législation alimentaire générale est complétée par des actes législatifs ciblés. Ils concernent une série de matières ayant trait à la sécurité alimentaire, tels l'usage de pesticides, de compléments alimentaires, de colorants, d'antibiotiques et d'hormones dans la production d'aliments ; des procédures rigoureuses sont également mises en œuvre pour surveiller la dissémination, la commercialisation, l'étiquetage et la traçabilité des cultures et des denrées alimentaires contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM). bien-être animal : la responsabilité de l’UE s’étend également au bien-être des animaux et des volailles, aussi bien en élevage que durant leur transport. La Commission Européenne supervise les mesures à prendre pour protéger la santé publique en cas d’apparition de maladies épizootiques.
information au consommateur : la sécurité alimentaire est importante, certes, mais le consommateur a par ailleurs le droit de savoir ce qu’il achète et si le produit correspond à ses besoins. Les réglementations européennes sur l’étiquetage des produits alimentaires existent depuis de nombreuses années, mais elles sont constamment actualisées. Parmi les développements récents, on trouve de nouveaux règlements pour aider le consommateur à identifier les ingrédients auxquels il pourrait être allergique. A l’avenir, il est prévu de clarifier et d’harmoniser, au sein de l’UE, la définition de termes tels que ‘allégé en matières grasses’ et ‘riche en fibre’.
tout sur les ingrédients : les boissons alcoolisées sont désormais soumises à la directive qui garantit que les agents de conservation, tels que les sulfites (parfois responsables des crises d’asthme), doivent être mentionnés de manière lisible sur les étiquettes de bouteilles de vin ou de bières. En vertu des nouvelles règles (entrées en vigueur dès 2005), il est obligatoire de préciser tous les composants des ingrédients utilisés, ce qui signifie que des allergènes ne pourront plus être 'dissimulés'. Prenons, par exemple, le cas des sauces qui peuvent contenir des ingrédients allergènes comme des œufs, du lait, de la moutarde. Auparavant, ces ingrédients ne devaient pas être détaillés dans l'étiquetage ; il était possible de les regrouper dans une seule catégorie, comme par exemple ‘huile végétale’. Avec la nouvelle directive, s’il s’agit d’huile de cacahuètes, par exemple, il faut que ce soit spécifié en tant que tel.

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