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| | entreprise : Dalum Papir A/S pays : Danemark produit : tout papier professionnel recyclé distribution : Europe & international |
contexte : contrairement à certaines prévisions, les NTIC n’on pas éliminé le papier ! Moins de courrier peut-être, mais chacun est producteur de textes, d’images, de photos, sans compter la prolifération des magazines et des éditions de communication. Ainsi, la consommation mondiale de papier a atteint 361 millions de tonnes en 2005, et a augmenté de 3 % par an en moyenne cette dernière décennie. La flambée économique en Asie pourrait voir ce chiffre monter en flèche. Au niveau mondial, 42 % du bois commercialisé sert à fabriquer du papier et 17 % de ce bois provient encore de forêts vierges. Dans le même temps, autant de déchets sont produits, rendant le recyclage du papier nécessaire. Mais sur le plan économique comme environnemental, l’industrie papetière est pénalisée par sa grande consommation d’énergie et d’eau, ainsi que par les pollutions qu’elle génère. Et l'image du recyclage du papier qui pollue davantage persiste, alors que des entreprises ont largement prouvé que ce n'était pas le cas ! entreprise : Dalum Papir a su se distinguer car c'est d'une part, l'un des principaux producteurs mondiaux de papier d’impression 100 % recyclé, et d'autre part, un exemple vivant d'entreprise 'verte'. Implantée au Danemark, ellerecycle annuellement 115 000 tonnes de papiers post consommation issus d’imprimeries ainsi que de collectes systématiques au Danemark, en Norvège, Suède et Allemagne du Nord. Le désencrage a lieu à Maglemølle, la production s'effectue à Dalum, près d'Odense. Les deux sites emploient 290 personnes. Financée en partie par des fonds éthiques, elleest présente dans plus de trente pays d’Europe.Toutes les étapes de la fabrication ont été savamment étudiées et améliorées, faisant de Dalum Papir la première papeterie d’Europe à arborer l’éco-label ‘la fleur européenne’ en 2004. Qui s'est ajouté à sa collection de labels exigeants : EMAS, ‘Ange bleu‘ en Allemagne et ‘Cygne nordique’ scandinave. Elle est également certifiée ISO 9001 et ISO14001. étapes de fabrication : - collecte : en 1974, l’entreprise récupérait plus de 40 000 tonnes de papiers usagés. En 1992, elle passait au 100 % recyclé, absorbant 100 000 tonnes. Aujourd'hui, Dalum récupère chaque année 115 000 tonnes de vieux papiers, pour en fabriquer 130 000 tonnes de neuf. Transportés par train ou route, les papiers provenant de 300 km à la ronde sont acheminés versMaglemølle.
- désencrage : les papiers usagés sont délayés à l’eau pour retirer agrafes, plastique et autres corps étrangers avant de passer à la première étape de désencrage. Là, on emploie un processus de flottaison à partir de savon noir sans intervention d’éléments chlorés ni de produit chimique nuisible à l’environnement. Les pigments sont enlevés avec de l’eau et du savon par un processus d’écumage. Après le désencrage, les fibres sont blanchies à l’eau oxygénée (peroxyde d'hydrogène). Une fois déshydratée et pressée, la cellulose est expédiée en train à la papeterie de Dalum où elle va être transformée en papier d’impression.
- fabrication du papier : la pâte à papier devient une bande de papier compressée sur deux machines, dont la plus grande est large de presque 5 mètres. Produisant une vingtaine de bobines mères par jour (qui pèse chacune 16 tonnes), la bande papier est ensuite façonnée soit en grandes feuilles, destinées aux imprimeurs à plat, soit en bobines filles pour être imprimées chez des rotativistes. Sous l'œil vigilant de plusieurs scanners, le papier est surveillé, contrôlé, pour garantir un fini régulier et une qualité stable. De nombreux imprimeurs d'Europe l'ont expérimenté, et lui reconnaissent son caractère fiable et sa facilité d'usage.
Aujourd’hui Dalum produit deux gammes hautement professionnelles : - Cyclus, 100 % recyclé qui répond à tous besoins d’édition, communication, arts graphiques, lettres, brochures, plaquettes, cartes postales, emballages… En print, sa spécificité, en tant que papier couché, est de rendre légèrement brillantes les zones d'impression comme les photos ; en offset, il donne un rendu mat mais possède une meilleure 'main', il est un peu plus rigide ;
- RePrint incorpore 50 % de fibres vierges provenant de déchets de forêts certifiées FSC (Forest Stewardship Council).
Cette gamme remarquable par son éclat visuel, son touché et son opacité permet de réduire le poids, ou ‘grammage’, du papier ;
développement durable : le point fort est que l’intégralité des déchets est valorisée, 60 % entrant dans le processus de fabrication de papier, 37 % dans les matériaux de construction tels que du ciment et des plaques d’aggloméré (composé d’encre, de charge minérale présente dans tout papier – de la craie et du caolin – et de fibres trop fragiles), 1% dans la fabrication d’engrais (= la matière fécale des bactéries qui assainissent l’eau ! ). Les 2 % restant sont convertis en énergie (matières plastique et métallique, écartées au début du processus). Par ailleurs, la fabrication des gammes Dalum Papir utilise 3 fois moins d’énergie et jusqu’à 10 fois moins d’eau que celle d’un papier à base de fibres vierges. Recyclée 6 fois, l’eau prélevée dans les rivières sort même plus propre qu’elle n’est entrée ! Les deux sites assurent leur production de chaleur et d’électricité par un système de cogénération au gaz naturel et des investissements sont en cours pour passer à une énergie renouvelable. Enfin, côté transport, le train est utilisé dans les deux sens, entre les deux unités, pour amener du vieux papier vers l’unité de désencrage et pour transporter la pâte papier recyclée au retour.

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