UNEP UNESCO
home / habiter la planète / construire son nid / vêtement refuge / vêtement refuge

youthXchange go
RESPECTER SON CORPS FABRIQUER SON IMAGE S'OUVRIR AU MONDE HABITER LA PLANETE TRANSMETRE LE SAVOIR FAIRE LA FETE CONSTRUIRE SA SOCIETE RESPECTER LES PRIX CREER POUR DEMAIN
retour au menu

construire son nid
 > éco-construction
 > ménage écologique
 > vêtement refuge
 > jardiner bio

se déplacer
 > marche & vélo
 > auto-partage
 > tourisme durable
 > covoiturage
 > agences de voyage
 > tourisme solidaire au Togo

déracinés
 > Tuvalu montre l'exemple
 > immigrants
 > réfugiés environnementaux


English site French site Korea site
habiter la planète
CONSTRUIRE SON NID

VÊTEMENT REFUGE


site Internet :
http://www.studio-orta.com

vêtement refuge
imprimer cette page envoyer cette page à un ami

de la protestation à la survie : Lucy Orta (née en 1966) est une artiste britannique installée à Paris. En 1992, elle commence à explorer des situations de détresse humaine et des environnements sociaux adverses avec une série de dessins intitulée Refuge Wear (Vêtements Refuges). Plus tard, elle crée une série d’abris temporaires qu’elle va transformer en vêtements et sacs de voyages, et elle donne à cette collection le terme générique : ‘architectures corporelles’. Le premier de la série est dénommé ‘Habit-tente’, un habitat portable qui offre à son occupant un minimum de confort personnel et une grande mobilité. Vêtements Refuges est devenu synonyme de s’habiller et s’abriter dans des conditions extrêmes. Ils ont fourni aux réfugiés Kurdes une mobilité essentielle et des abris imperméables ; une protection temporaire et un abri à la suite de catastrophes naturelles, telles que le tremblement de terre de Kobe (Japon) ; au cours de la crise rwandaise (1994-1995), des sacs de couchage portables pour les sans-abri et une assistance pratique immédiate (réserves d’eau, kits de premiers soins intégrés et des sacs mortuaires...) pour tenter d’améliorer les terribles conditions d’hygiène. D’autres prototypes de Vêtements Refuges constituent des environnements personnels et s'adaptent aux conditions sociales difficiles en fonction des besoins, des contraintes et du degré d’urgence.

architectures mobiles : « Dans une culture médiatique comme la nôtre, le sans-abri devient invisible et se fond littéralement dans les marges et le cadre de la ville » explique Orta. Les manifestations urbaines de Vêtements Refuges, qu’elle organise depuis 1993, ont défié cette disparition sociale en rendant la visibilité aux invisibles. Les squats, les gares, les grands ensembles de construction, sont devenus le théâtre d’interventions simultanées retransmises par les télévisions française et britannique.

l’habillement collectif : dès 1994, Orta passe de l’intimité individuelle à des considérations collectives et elle commence à créer les Vêtements Collectifs (Collective Wear). Si les Vêtements Collectifs renvoient à un look protecteur, à un refuge à la fois physique et psychologique dans une bulle plus spacieuse, qui est proche du high-tech et parfois même de la science-fiction, c'est le contraire de l’isolement individuel qui est favorisé dans ses dômes et ses structures en forme de tente.

la citation : « A l’heure actuelle, 500 millions de personnes de par le monde n’ont pas de domicile. D’un côté, 500 millions de sans-abri pour qui la question la plus importante est de trouver un toit et, de l’autre côté, une société qui se décompose et des familles qui se désagrègent (…) Nous sommes alors les témoins de signes de précarité qui frappent désormais non seulement les chômeurs et les personnes abandonnées, mais aussi les individus socialement isolés dans la masse. Lucy Orta dénonce une situation de désintégration sociale… C’est une description de corps isolés dans des niches… » [Paul Virilio, Process of Transformation (Processus de Transformation), éditions Jean Michel Place, Paris 1996].

retour en haut de page
[ page d'accueil | contacter UNEP/UNESCO | partenaires | équipe YXC ]