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MOINS & MIEUX

LE GAFREH :
DÉCHETS RECYCLÉS
TENDANCE BURKINABE



source :
http://courantsdefemmes.free.fr/
Assoces/Burkina/Gafreh/gafreh.html

rubrique : créateurs

rethinking luxury
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contexte : ‘Burkina Faso’, en français ‘le pays des hommes intègres’, est le nom que s’est choisi l’ancienne Haute-Volta en 1984. Le pays compte aujourd’hui plus de 13 millions d’habitants dans un territoire enclavé de l’Afrique de l’Ouest. Bordé au Nord par le Niger et le Mali, au sud par le Togo, le Bénin, le Ghana et la Côte d’Ivoire, il n’a aucun accès à la mer, ce qui complique les échanges commerciaux. L’agriculture représente 80 % de son économie sur une terre souvent ingrate et soumise aux sécheresses chroniques. Les quelques industries et le petit commerce, pour la plupart informel, se concentrent dans les deux grandes villes, Ouagadougou et Bobo. Dans ce contexte de grande précarité, les femmes sont les plus défavorisées : le taux de scolarisation des filles ne dépasse pas 52 %. Pour elles, la vie associative ouvre la voie de l’émancipation.

qui : le Groupe d’Action des femmes pour la relance économique du Houet (Gafreh) a été créé en 1995 à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso, sous la présidence de Madame Christiane Lamizana. Ce collectif compte aujourd’hui 107 associations féminines dans la région du Houet. Grâce à lui, 5 000 femmes peuvent désormais s’alphabétiser, veiller sur leur santé, défendre leurs droits et acquérir une formation pour réaliser un projet économique. Depuis 2004, Madame Lamizana a lancé un atelier de mode, adaptant l’artisanat traditionnel au traitement d’un fléau contemporain : l’invasion des sacs en plastiques.

comment : comme dans beaucoup de pays africains, les municipalités manquent d’équipements collectifs pour le traitement des déchets ménagers. L’arrivée du sac plastique, d’allure si ‘hygiénique’, vivement coloré, gratuit mais non dégradable, a provoqué un véritable désastre. A la différence des cartons, bouteilles et boîtes de conserve, personne ne songe à les réutiliser. Abandonnés au hasard, ils jonchent les rues et les trottoirs, bouchent les canalisations, volent dans les arbres et intoxiquent les animaux. Madame Lamizana a eu l’idée remarquable de récupérer ce déchet pour le transformer en matière première. Cette initiative a obtenu le soutien de la commune de Bobo. Chaque matin, des brigades de femmes et d’enfants se lancent dans la collecte. Mis en ballot de 50 kilos, les sacs sont payés au poids, puis triés, lavés et séchés à l’atelier du Centre de recyclage. Les plastiques épais sont refondus pour créer toutes sortes d’objets utilitaires en plastique moulés. Les sachets fins sont sélectionnés suivant leur état et les plus intacts sont découpés en spirale en de longs fils pour être tricotés ou tissés en jouant avec leur couleur d'origine pour créer motifs et rayures.

produits : l’atelier emploie une cinquantaine de femmes dans l’association. Les tricoteuses fabriquent une large gamme d’accessoires de mode, sacs, chaussures, chapeaux, ceintures etc… Cette branche a été primée au Festival de l’Innovation et du Développement en 2002. La branche tissage s’est alors développée vers la fabrication de vêtements. La présentation du Gafreh au Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) a reçu le soutien de l’UNESCO en 2004. En octobre 2005, un jeune créateur de la capitale, François Congo, s’est intéressé à cette matière originale, parfaitement adaptée au tissage artisanal des femmes du Houet. Grâce à la collection qu’il a conçue, le Gafreh a participé au salon Ethical Fashion Show à Paris. Le défilé a été très remarqué par la presse généraliste et professionnelle. Le Gafreh s’organise maintenant pour acheminer ses produits vers les professionnels qui proposent de les distribuer. Des robes de soirée aux tissus, il offre ainsi un vaste choix pour répondre aux besoins et souhaits des clients.

contacts

Madame Christiane Lamizana
Gafreh
BP 2730-Bobo-Dioulasso
Burkina Faso
tél. (226) 20 98 41 60
e-mail : gafreh@yahoo.fr
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