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quoi : la coalition jeunesse Sierra (CJS/SYC) est une organisation canadienne dirigée par des jeunes et pour les jeunes. Créée en 1996, elle constitue la branche jeunesse du Sierra Club, l’une des plus importantes fondations dédiées à l’environnement et au développement durable en Amérique du Nord. La CJS rassemble et coordonne des groupes réellement motivés de jeunes déterminés à traduire concrètement les principes du développement durable dans leur environnement quotidien. Leur méthode ? « Nous pointons les solutions, nous identifions les problèmes et nous construisons la réalité nouvelle » affirment-ils tout simplement en page d’accueil de leur site.
objectif : le CJS fédère la jeunesse concernée par le monde qui l’entoure. Individuellement ou en réseau, ses militants combattent les injustices, harcèlent les décideurs, encouragent les jeunes à prendre eux-mêmes les décisions et surtout, incitent la jeunesse canadienne à passer à l’action. En faisant la promotion d’un style de vie durable, ils visent à transformer les écoles supérieures, les universités et les gouvernements des provinces et territoires canadiens en modèles de durabilité non seulement pour la génération future mais jusqu’à sept générations au-delà de la leur !
éthique : reposant sur le volontariat, la coalition jeunesse Sierra s’oppose à toute forme de discrimination raciale, ethnique, sociale, culturelle, religieuse, de genre, de handicap physique ou mental, d’orientation sexuelle, d’âge, de citoyenneté, de passée judiciaire… cette énumération essentielle n’est pas limitative.
programmes et campagnes : la Coalition développe deux projets majeurs : Action communautaire jeunesse et Campus durables. Elle soutient aussi les campagnes pilotées par des volontaires dans quatre domaines prioritaires : changement climatique et énergie, justice environnementale, commerce et environnement ou commerce et économies durables, commerce et consommation. Beaucoup de ces initiatives ont leur propre site satellite. C’est le cas des Campus durables.
campus durables : ce programme comprend aujourd’hui un réseau national de 60 campus dans tout le Canada. Partant du principe que les campus sont des microcosmes inscrits dans la société et confrontés comme elle aux relations sociales, au transfert de savoirs, à la gouvernance, aux transactions financières, aux transports, à la consommation des ressources et à la production de déchets, le CJS observe que les universités et institutions d’enseignement supérieur devraient être un creuset d’innovations dans ces domaines. Elles ont en particulier le pouvoir et la responsabilité de prendre en compte les défis écologiques et sociaux du 21è siècle, de promouvoir une approche concrète et documentée du développement durable. Campus durables a pour objet de susciter, informer, former et soutenir les étudiants qui veulent faire évoluer leur université. Le réseau permet aux différents campus d’échanger leurs informations, leurs expériences et leurs outils. Depuis sa création en 1998, cette organisation a permis des avancées considérables et donné du poids aux étudiants vis-à-vis des décideurs.
actions : parmi les succès des campus durables, le groupe de l’Université d’Alberta a conçu un plan d’orientation vert en liaison avec les services d’intendance et le Syndicat de l’université comprenant : - l’implantation de stations de compostage des déchets organiques
- la récupération du compost pour un jardin biologique communautaire
- la mise en place d’un service de vaisselle réutilisable consignée pour les étudiants. La consigne de 2 US$ est restituée au retour de la vaisselle salle. Les étudiants qui adoptent le système ont droit à 10 % de réduction sur l’achat du repas.
- un service de prêt de vélos moyennant une consigne de 30 US$
Le groupe de l’Université de Mont Allison, Sackville (New Brunswick), a réalisé l’audit environnemental de l’université, assorti d’un plan d’action vert. Avec la participation des services d’intendance, les étudiants ont aménagé une première résidence durable comprenant :- un jardin biologique communautaire
- un dispositif de lombricompostage alimenté par les déchets organiques de la cuisine
- un système d’éclairage basse consommation mesurable en termes d’économies d’énergies
- des sanitaires et toilettes à économiseurs d’eau également mesurables
- le groupe organise des journées portes ouvertes et des séminaires in situ.
Enfin, parmi les campagnes les plus spectaculaires, les étudiants de l’Ontario n’ont pas hésité à s’attaquer à la racine du mal en dénonçant les investissements des fonds de retraite de leurs professeurs, axés sur le pétrole, le tabac et les activités les plus polluantes ! Ils ont créé un site pour informer les professeurs, les étudiants et le public et proposer des solutions concrètes pour modifier la composition de ce fonds de pension. Le portail du CJS est incontournable. Il attend votre visite !

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