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SE DÉPLACER

DES VOYAGISTES SUR LA BONNE VOIE


source :
www.ecotourism.org

www.world-tourism.org

www.toinitiative.org

voyagistes
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définition : « le tourisme est comme un feu, vous pouvez vous en servir pour cuire la soupe mais il peut aussi brûler toute la maison », dit un proverbe asiatique.

Développement durable du tourisme
Définition conceptuelle (août 2004)

Les principes directeurs du développement durable et les pratiques de gestion durable du tourisme sont applicables à toutes les formes de tourisme dans tous les types de destination, y compris au tourisme de masse et aux divers créneaux touristiques. Les principes de durabilité concernent les aspects environnemental, économique et socioculturel du développement du tourisme. Pour garantir sur le long terme la durabilité de ce dernier, il faut parvenir au bon équilibre entre ces trois aspects. Par conséquent, le tourisme durable doit :
  • exploiter de façon optimum les ressources de l'environnement qui constituent un élément clé de la mise en valeur touristique, en préservant les processus écologiques essentiels et en aidant à sauvegarder les ressources naturelles et la biodiversité ;

  • respecter l'authenticité socioculturelle des communautés d'accueil, conserver leurs atouts culturels bâti et vivant et leurs valeurs traditionnelles et contribuer à l'entente et à la tolérance interculturelles ;

  • assurer une activité économique viable sur le long terme offrant à toutes les parties prenantes des avantages socioéconomiques équitablement répartis, notamment des emplois stables, des possibilités de bénéfices et des services sociaux pour les communautés d'accueil, et contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté. (Organisation Mondiale du Tourisme).
des agences responsables : une expérience intéressante au regard de l’écotourisme est l’Initiative des Tours Opérateurs (TOI). Lancé sur une base volontaire et bénévole, ce réseau a vu le jour avec le soutien du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), de l’UNESCO et de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Il compte aujourd’hui plus de vingt de membres. Sa mission est d’améliorer l’aspect durable de l’industrie du tourisme et d’encourager les voyagistes à prendre un engagement d’entreprise, volontaire mais ferme, en faveur du développement durable.

Depuis son lancement en 2000, le Secrétariat du TOI collecte individuellement auprès de ses membres les « bons » exemples sur la façon dont un Tour Opérateur peut intégrer effectivement les principes de durabilité dans ses différents champs d’activité. Cet effort a été couronné de succès, non seulement parce qu’il démontre que les membres du TOI prennent de réelles mesures, mais plus encore, parce qu’il contribue à répandre l’idée que les voyagistes ont un rôle spécifique à jouer dans le développement durable. Les premiers exemples ont été rassemblés dans le rapport « Tourisme durable, la contribution des Voyagistes ». Le TOI publie chaque année des outils professionnels dont un guide méthodologique « Trois étapes vers la durabilité », « Guide des bonnes pratiques à l’hôtel », « Les enjeux de la gestion environnementale et sociale dans le secteur de l’hébergement ». Il délivre également des informations pratiques dédiées au tourisme de loisir dans les milieux sensibles, comme « la gestion des impacts environnementaux dans le secteur du loisir marin ». Conçu et réalisé en 2006, dans le cadre de l’Année internationale des déserts et de la désertification, le guide spécial « Tourisme et désert : gestion des impacts sociaux et environnementaux du tourisme dans les déserts » s’adresse à l’ensemble des acteurs intervenant sur ces destinations (voyagistes, hôteliers, loueurs de véhicules…). Edité sous forme de plaquette, il les invite à repenser le développement touristique des déserts selon les principes du développement durable, dans le respect de l’écosystème et de ses habitants.

bonnes pratiques : dans ses publications et sur son site, le TOI propose un tour d’horizon thématique des différents programmes, mesures et initiatives que les voyagistes appliquent dans le monde pour promouvoir les objectifs du tourisme durable et protéger les ressources environnementales, sociales ou culturelles dont dépendent leurs activités. A titre d’exemples :
  • Atlas Voyage, tour opérateur basé au Maroc, s’engage pour le développement rural et la santé des enfants en partenariat avec l’association AMRASH (Association Marocaine de Recherche et d’Action pour la santé et l’Hygiène). Cette organisation spécialisée dans les projets de développement intégrés comprenant la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, l’éducation et la santé regroupe des médecins, des sociologues, des entrepreneurs et des banques sous la présidence d’un pédiatre. Elle est chargée des études préalables à l’implantation des sites touristiques en partenariat avec les autorités et les populations locales. Un projet remarquable a été lancé avec le village isolé d’Aguersioual dans la vallée de l’Imlil. La maison d’hôte financée par le projet procure des emplois et contribue au développement d’un centre communautaire de soin, de culture et d’éducation.

  • Accor, multinationale de l’industrie touristique d’origine française, porte son effort sur la conservation des écosystèmes marins en Mer Rouge avec les conseils de Nausicaa. Cette association scientifique et éducative basée à Boulogne-sur-mer a été désignée « Centre d’Excellence » par la Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) de l’UNESCO. Ensemble, ils développent une campagne d’information destinée aux amateurs d’exploration marine et à leurs enfants. Déclinée dans les hôtels riverains sur différents supports, papier, multimédia interactifs, les documents sont édités en français, en anglais et en russe, la Mer Rouge étant une destination prisée des voyageurs venant de l’ex-URSS.

  • Discovery Intiative [www.discoveryinitiatives.co.uk] est un voyagiste émetteur du Royaume Uni dont l’offre touristique s’engage à contribuer au financement de la conservation de la faune sur tous les continents y compris les pôles. Pour remplir sa mission, il organise ses voyages en collaboration avec des organisations de protection de la nature qui travaillent au plus près des communautés locales comme la Wildlife Conservation Society au Congo, le Programme international de conservation des gorilles au Rwanda ou la Fondation des orangs-outans à Bornéo. Parmi différents types de séjours :

  • De leur côté, les touristes trouvent l’opportunité d’expérimenter ou de s’investir activement dans des projets crédibles, d’explorer et de comprendre les enjeux de l’écologie et du développement qui les intéressent. Ces programmes de vacances génèrent des fonds, directement par les contributions des participants et indirectement en apportant un nombre croissant de membres et de soutiens aux organisations de coopération, sous forme de lègues ou autres modes de récoltes de fonds.
les voyagistes : pour vous donner quelques références dans l’organisation de vos voyages « responsables », voici la liste des membres du TOI pour un tourisme durable (Rapport 2004) :
  • Allemagne : LTU-Touristik GmbH, Studiosus, TUI Group

  • Brésil: FreeWay Adventure

  • Finlande: Hapag-Lloyd Kreuzfahrten, LTU-Touristik GmbH, Studiosus, TUI Group

  • Finlande: Aurinkomatkat-Suntours

  • France: Accor, Thomas Cook

  • Italie: KEL 12, Settemari, Viaggi del Ventaglio

  • Maroc: Atlas Voyages, Dynamic Tours, Sahara Tours International

  • Pakistan : Travel Walji’s PVT

  • Suisse : Hotplan

  • Turquie : VASCO Travel

  • Royaume Uni : British Airways Holidays, Discovery Initiatives, Exodus, First Choice (UK & Ireland), TUI Northern Europe (UK & Nordic Countries)

  • USA: Premier Tours
idées de vacances : l’écotourisme permet aussi de combiner voyage et travail volontaire dans des projets locaux, par exemple :
  • partez au Nicaragua avec le Centre étasunien pour l’éducation mondiale [US Center for Global Education www.augsburg.edu/global], en voyage séminaire de dix jours, visiter les communautés locales et les réserves de faune. Ce séjour privilégie les échanges avec les responsables et défenseurs des communautés locales, les développeurs de l’économie et les membres de communautés spécialement investies dans le développement environnemental durable. Les participants rencontreront également ceux qui tentent de vivre en forêt tropicale ou d’autres qui développent des programmes éducatifs pour la protection des oiseaux. Les discussions alternent avec les temps d’observation de la faune dans différents habitats néo-tropicaux, en particulier les oiseaux, sédentaires ou migrateurs. La navette des oiseaux migrateurs fait le lien naturel entre les pays d’Amérique du Nord et d’Amérique Centrale.

  • partez comme volontaire au sein du Programme de Développement des Communautés Rurales au Népal [www.aidcamps.org/nepal2006_2.htm] dans un camp international de travail. Les volontaires apprécient la culture sans équivalent, les religions, les habitants et la beauté du Népal au contact des villageois. Ce camp de 3 semaines logé, nourri, comprend un magnifique programme de découverte dont une expédition à pied dans la jungle du Parc National Royal de Chitwan.

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